mercredi 7 janvier 2009

Des communautés en France ? Non, c'est pas vrai !

Assez surprenant qu'en ce moment tout le monde disserte sur la manière dont on pourrait éviter les affrontements communautaires suite au conflit israélien - palestinien.


Quelle surprise qu'aujourd'hui ce mot apparaisse dans le débat sans gêne, pourtant il y a quelques semaines, c'était un véritable tabou.


A peine évoquiez-vous quelques questions concernant les Afro Caribéens de France que vous étiez considérés comme antirépublicain et communautariste, le mot était lâché.


Au plus au niveau de l'Etat, François Fillon a déclaré : "La République n’acceptera pas que certains extrémistes utilisent ce conflit pour attiser les violences entre les communautés dans notre pays" donc il y a des communautés. Dont acte

lundi 24 novembre 2008

Quand "l'intégrisme" démocratique devient absurde

C'est l'élection à la tête du PS qui m'amène cette réflexion. On va désigner un vainqueur à quelques dizaines de voix près d'avance. Même à une voix d'avance, on est majoritaire me répondrez-vous ! Mais 42 voix sur 135.000, convenez que cela fait bien peu ! et les conclusions tirées sont fortes car jusqu'au prochain congrès, le camp des gagnants (soit la moitié) aura le pouvoir sur l'autre moitié et sera légitime au regard des réglements choisis.

Un peu absurde si je me permets car la démocratie ce n'est pas une moitié contre l'autre. Certes, il faut une majorité pour gouverner mais cette dernière doit être significative. A 42 voix près, le jeu des aliances au PS peut se déterminer ! Démocratie oui mais représentativité aussi !

Si demain le Président de la République devait être choisi à si peu de voix... Que fera l'autre moitié "illégitime" pendant 5 ans...

dimanche 16 novembre 2008

8 millions de pénalités pour le Parti Socialiste !

Sur les 20 millions d'Euros que lui verse l'État au titre de la subvention aux partis politiques, le Parti Socialiste s'est vu imputer 8 millions d'Euros (soit 40 %) car il n'avait pas assez respecté la loi sur la parité, C'est ce qu'a déclaré Ségolène ROYAL lors de son discours du samedi 15 novembre 2008 à Reims lors du congrès.

C'est scandaleux, ils préfèrent payer au lieu de promovoir des candidatures féminines. Les conservatismes ont la vie dure.

C'est pour cette raison que je pense qu'il faut interdire strictement le cumul des mandat et réduire le renouvellement des mandat. Ainsi on aura plus d'oxygène républicain. Plus de femmes, de jeunes de diversité en politique, n'est pas un vrai programme... au lieu d'avoir des professionnels qui se dînnent tous dans les mêmes restaurants et ont les mêmes points de vue.

mardi 12 août 2008

INTEGRATIONISTE TOI-MEME !

« Intégrer », voilà un mot qui, en politique française, a été tourné dans tous les sens, exploité à bon ou mauvais escient. A l’origine, ce mot vient des Etats Unis et comme c’est souvent le cas perd tout son sens lorsqu’il est traduit en français, de même pour « affirmative action » qui est devenu « discrimination positive » comme si une discrimination pouvait être positive. Mais revenons à notre mot « intégrer », il est à rappeler qu’aux USA les Noirs n’avaient pas accès aux bars, restaurants, hôtels et mêmes toilettes des blancs. Dans les bus, il y avait des espaces réservés à l’avant pour les Blancs et à l’arrière pour les Noirs et lorsqu’il n’y avait plus de places à l’avant, les Noirs devaient céder leur place. Suite aux longs combats (grèves, arrestations…) pour les Droits Civiques, que nous n’avons jamais menés de ce côté de l’Atlantique, il y eut une évolution de la société américaine.
Les premières écoles « intégrées »apparurent, il s’agissait d’écoles qui acceptaient Noirs et Blancs. Ce mot prenait alors tout son sens puisqu’il se voulait le contraire de « ségrégation ». Vous comprenez donc que l’on puisse se poser des questions sur la définition que l’on donne au mot « intégration » en France.
Aujourd’hui, c’est une autre déclinaison de ce mot qui nous interpelle car elle est souvent usitée dans le débat sur la place des Noirs en France. On peut convenir que parmi toutes les expressions utilisées, deux principales semblent se dégager, l’une qui consiste à penser que nous sommes tous des enfants de la République et dans ce cadre, nous y avons toute notre place. L’autre où l’on considère que la République ne traitant pas ses enfants à part égale, elle doit permettre à chacun de s’organiser et de vivre de son côté. Cette dernière idée pourrait se nommer « SEPARATIONISTE », quant à la première, elle serait « INTEGRATIONISTE ».
Mais, entre nous, la République ne donne-t-elle pas du grain à moudre à ceux qui souhaitent la séparation lorsque l’on compare, par exemple, la sortie d’un lycée à Vénissieux ou Vaulx en Velin et la composition des classes à Ainay (Lyon 2e) ou au lycée du Parc (Lyon 6e). Ne sommes-nous pas là dans la discrimination de fait ?
La République se doit de prendre en compte ces discriminations et d’être volontariste à cet égard, arrêtons de nous cacher derrière l’hypocrisie du « color blind ».
De mon point de vue, il est important de continuer à croire que l’on peut faire évoluer de l’intérieur et c’est ce en quoi le cas de Barack OBAMA est intéressant. Lui qui aurait pu rester à l’extérieur du système politique américain a très vite compris que sans l’aide du parti Démocrate, il ne pouvait rien. Sénateur de l’Illinois aujourd’hui, peut-être Président des Etats Unis demain n’est-ce pas du concret ?
Soyons pragmatique, même si notre démarche n’est pas spectaculaire et ne répond pas à toutes les attentes si nombreuses en fait, il n’y a pas d’autres voies. C’est vrai qu’il serait plus facile d’être démagogue en accusant les autres de tous nos problèmes, il serait sans doute aussi plus simple de tenir un discours plus en phase avec les ressentis.
OUI, s’il faut le reconnaître, je suis « INTEGRATIONISTE » et il serait intéressant que l’alternative nous soit précisée… Retourner en Afrique ? Continent où les Etats ne sont préoccupés que par nos « transferts d’argent » ! Proposons autre chose à nos enfants. Nous sommes des ayant droits de cette République à plus d’un titre…

Post publié sur le blog du Comité des Amis Lyonnais de Barack OBAMA http://amislyonnaisobama.blogspot.com/

mercredi 6 août 2008

Français à part entière…

Barack OBAMA intéresse aujourd'hui tant par son parcours que par l'originalité de sa candidature. Un courant de sympathie se dégage pour reconnaître que cela apporte de la nouveauté politique dans l'Amérique qui semblait figée après les deux mandats de Georges W. BUSH. Force est de constater que le candidat démocrate bouscule les idées arrêtées. Il est le symbole de la diversité américaine qui peut postuler aux plus hauts postes de responsabilité. Cela se passe aux Etats Unis, pays où il convient de rappeler que Rosa PARKS fut interpellée le 1er décembre 1955 pour son refus de céder sa place à un Blanc. Et oui aux States la ségrégation (l'apartheid) était officielle. En France les lois n'ont jamais autorisé un quelconque "développement séparé" mais aujourd'hui il est très difficile d'imaginer un candidat à l'élection présidentielle issu de la diversité. La preuve, lors du scrutin du 22 avril 2007, il n'y avait, sur les douze candidats, aucun non Blanc. Au delà des considérations concernant le blocage des partis politiques, une raison non négligeable doit être soulignée. Il s'agit de la citoyenneté française. En effet, en France une des difficultés réside dans le vocabulaire utilisé. Faites l'expérience en lisant quelques articles évoquant Zinédine ZIDANE ou Ladji DOUKOURE, ce sont des Français certes mais toujours issus de l'immigration ou d'origine africaine. Au bout de combien de générations les considérera-t-on comme Français à part entière ? Dans certaines cours de récréation, ce sont les gamins qui eux-mêmes l'ont compris, bien que Français depuis deux, voire trois générations, ils se réfèrent au pays de leur grands ou arrière grands parents qu'ils connaissent à peine. Dans le discours de Barack OBAMA, la démarche est claire, il est Américain issu de la diversité. Sa citoyenneté américaine n'a jamais été remise en cause. Il est temps qu'en France, on réalise que ce pays a évolué et que ses habitants ne sont pas que des Blancs, la République est multicolore. Qu'on arrête de caractériser les citoyens systématiquement par leur origine. Les Français issus de la diversité n'ont pas d'autre pays que la France ; il est terminé le temps où ils dormaient dans les foyers Sonacotra attendant la retraite pour rentrer au pays. La France appartient à tous et doit faire une part égale à tous ses enfants. Voilà pourquoi la candidature de Barack OBAMA est un symbole dont la République devrait s'inspirer, elle qui adore tant donner des leçons à la terre entière…

Post publié sur le blog du Comité des Amis Lyonnais de Barack OBAMA
http://amislyonnaisobama.blogspot.com/

jeudi 3 juillet 2008

Pourquoi Sos Racisme est-il effrayé par le comptage de la diversité ?

"Air France accusée de faire du fichage ethnique :La compagnie aérienne demande à certains stewards et hôtesses de préciser leur origine ethnique. SOS Racisme a porté plainte. Air France assure défendre la "diversité". Lire l'article de l'express.fr"

Pourquoi Sos Racisme a si peur que cela du comptage de la diversité en France ? Aux Usa, on compte, en Grande Bretagne, on compte. Ces pays sont-ils racistes ? En étant daltoniens à ce point ne favorise-t-on pas la discrimination puisqu'il est impossible de savoir qui est discriminé ? Nos chers intellos (idéalistes ou manipulés) de Sos Racisme peuvent-ils me dire combien y-a-t-il de noirs et maghrébins à Louis le Grand (Paris) et inversement le nombre de blancs au lycée de Jacques Brel de Vénissieux (69) ? Allez un petit effort Harlem Désir et Julien Dray ne faites vous pas partie de la diversité vous-mêmes !

mardi 24 juin 2008

A part ça on est tous daltoniens !

En lisant un article de LIBERATION sur le triste et condamnable évènement qui s'est déroulé samedi 21 juin 2008 dans le XXe à Paris concernant l'agression d'un jeune, j'ai été surpris par la description des acteurs par l'auteur de l'article. Dans un pays qui ne veut pas des statistiques de la diversité, il est curieux que l'on soit aussi à l'aise lorsqu'on décrit de tels évènements pour évoquer l'origine des protagonistes. Il est temps et grand temps que l'on ouvre les yeux, la France n'est plus monocolore, il suffit de sortir du souhaitable pour aller dans le réel...

Retour sur un samedi de violences

Paris XIXe. L’adolescent juif agressé par des jeunes est sorti du coma.

TONINO SERAFINI

QUOTIDIEN : mardi 24 juin 2008

Hospitalisé depuis samedi soir dans le service de réanimation de l’hôpital Cochin, Rudy H. est «sorti du coma» a annoncé hier l’AP-HP (Assistance publique des hôpitaux de Paris). Mais le communiqué précisait qu’il «n’est pas encore possible de statuer sur d’éventuelles séquelles». Cet adolescent juif de 17 ans a été violemment tabassé, samedi vers 19 h 30, devant l’entrée du square Petit, par une dizaine de jeunes d’origine africaine et maghrébine d’une cité HLM, située pile face au jardin public.

Deux jours après les faits, les circonstances de l’agression demeurent toujours floues. Hier soir, cinq jeunes de la cité, placés en garde à vue ont été déférés au parquet en vue de l’ouverture d’une information judiciaire. Par ailleurs, quelques habitants d’immeubles voisins étaient entendus par la police. Ils n’auraient pas pris part directement à l’agression, mais seraient des témoins oculaires.

Une source judiciaire a aussi expliqué que Rudy H. «était mis en examen et placé sous contrôle judiciaire» depuis décembre 2007 pour avoir pris part à des affrontements violents avec des jeunes d’origine maghrébine à Paris.

Son passage à tabac samedi ne semble pas lié à cette affaire, mais il s’inscrit dans un climat de tensions exacerbées entre bandes rivales de jeunes du XIXe arrondissement, obéissant à des logiques communautaristes : noirs-maghrébins d’un côté, juifs de l’autre. Les uns et les autres habitent dans un rayon de quelques centaines de mètres autour des rues Petit, Manin, Crimée, d’Hautpoul… «Ils se connaissent tous, même s’ils ne fréquentent pas les mêmes écoles, la plupart des enfants juifs étant dans le privé», observe un habitant du quartier. Ces événements dramatiques découleraient d’un climat délétère et de «bastons» qui se sont multipliées au cours des trois dernières semaines. En croisant plusieurs témoignages Libération a tenté de reconstituer le déroulé de la journée de samedi.

13 h 30-14 h

Des échauffourées entre les deux bandes se déroulent à l’intérieur du parc des Buttes-Chaumont. Les affrontements auraient fait un blessé, mais ce dernier n’a pas porté plainte.

15 h 30-16 h

Alors que les habitants du quartier vaquent à leurs courses, ils assistent, sidérés, à des bagarres de rue. Les échauffourées impliquent une vingtaine de jeunes de part et d’autre et se déroulent rue Manin, puis à l’angle des rues Manin-Crimée et enfin autour de la mairie.

Vers 19 h

Hier, deux versions totalement différentes circulaient sur ce début de soirée, prélude à l’agression. Selon une première version, Rudy H. passe à ce moment rue Petit avec sa kippa sur la tête. Ce signe distinctif d’appartenance religieuse aurait déclenché l’agression dont il a été victime, de la part des jeunes de la cité, sur fond des tensions intercommunautaires qui agitent régulièrement l’arrondissement. Mais une autre version fait état d’une «troisième mi-temps» d’affrontements dans la suite de ceux qui s’étaient déjà déroulés dans l’après-midi. Les deux bandes s’y seraient retrouvées pour une affaire de scooter volé. A un moment, les jeunes juifs auraient pris la fuite. Mais Rudi H. se serait fait attraper. La vraie version étant encore inconnue, le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, a estimé hier qu’il est «probable», mais «pas certain» que cette agression revête un caractère antisémite.

19 h 30

Rudy H. gît sur le trottoir de la rue Petit. Il vient d’être victime d’un véritable lynchage. Il a été tabassé à coups de poings et à coups de pieds. Ses agresseurs ont même sauté à pieds joints sur son corps. Le tabassage aurait cessé du fait de l’intervention d’un gardien d’immeuble, racontent certains témoins. D’autres disent que les «gamins se sont arrêtés de cogner quand une femme africaine qui passait par là s’est mise à hurler».

Peut-être que ces deux personnes sont intervenues en même temps, évitant ainsi une issue plus dramatique.